24 heures : « Le parc du Jorat revient, en version lausannoise »

24 heures : « Le parc du Jorat revient, en version lausannoise »

Rejeté par les autres Communes, le projet de Parc naturel périurbain ne se déploie plus que sur le sol lausannois.

Désormais 100% lausannois, le projet de Parc naturel périurbain du Jorat poursuit son avancée. Après la défection des autres Communes («24 heures» du 18 mai), un nouveau périmètre a dû être établi. Il a été présenté pour la première fois il y a quelques jours, lors d’une soirée participative à laquelle étaient conviés des représentants des différents groupes d’utilisateurs: cavaliers, vététistes, coureurs à pied ou champignonneurs.

«Le nouvel emplacement, plus au sud, change un peu la donne, constate la municipale lausannoise Natacha Litzistorf. Nous avons donc voulu montrer, en toute transparence, la direction dans laquelle nous travaillons, afin que nous puissions affiner ensemble certains points comme les cheminements, l’aspect qui touche le plus d’usagers.»

Président du Club d’orientation Lausanne-Jorat (COLJ), Raoul Gendroz en est quand même ressorti avec l’impression d’être mis devant le fait accompli. «On nous a donné trois semaines pour prendre position, mais en période de vacances, c’est vraiment peu. Avec d’autres personnes ayant participé, on se demande s’ils n’ont pas organisé la soirée juste par principe.» Le président du COLJ estime que les chemins qui subsisteront ne seront pas intéressants, «ni pour nous, ni pour les vététistes, ni pour les coureurs à pied». Et d’ironiser: «On n’a plus qu’à changer notre nom en Club d’orientation Froideville-Jorat.»

Natacha Litzistorf relativise: «La zone centrale ne concerne que 400 hectares sur les 4000 composant le massif forestier du Jorat. Les gens se focalisent beaucoup sur les nouvelles interdictions, mais ils ne voient pas ce que peut apporter ce parc; ou plutôt cet «espace d’opportunités» comme je préfère l’appeler. Les bénéfices seraient environnementaux bien sûr, mais aussi sociaux et économiques, notamment via la valorisation prévue de la filière bois.»

Quant à la superposition du nouveau périmètre du parc naturel avec le projet de parc éolien EolJorat Sud, la municipale Verte n’y voit pas de contradiction. «Nous avons juste créé des poches pour que le projet éolien puisse continuer à avancer de son côté.»

Le calendrier prévoit désormais une adaptation du projet en fonction des remarques formulées lors de la séance, puis la soumission d’une charte constitutive à l’Exécutif lausannois, en septembre prochain. Cette même charte, ainsi que le projet de classement de la zone devraient ensuite être soumis au Conseil communal de Lausanne avant la fin de l’année. Enfin, la mise à l’enquête publique de la décision de classement pourrait être effectuée au printemps prochain.

Sylvain Müller

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