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Evaluation de la plus-value économique du Parc naturel du Jorat

Evaluation de la plus-value économique du Parc naturel du Jorat

Dans le cadre du projet de Parc naturel du Jorat, diverses études ont été menées : de la ressource bois, en passant par l’accessibilité du massif forestier en transports publics ou encore le lien entre la forêt et l’approvisionnement en eau potable de bonne qualité dans le Jorat.

Toutes ces études thématiques ont été mises sous la loupe d’un bureau de spécialistes, qui a pu évaluer la plus-value économique potentielle du projet de Parc naturel du Jorat. Les résultats montrent que les retombées économiques indirectes dans la région pourraient atteindre jusqu’à six fois les montants investis par les pouvoirs publiques dans le parc naturel.

Le Parc naturel du Jorat amènera également des plus-values directes. Dans la conduite de ses missions, le parc crée des partenariats avec les PME locales, développe et finance des offres de sorties en forêt pour les écoles et participe par exemple au positionnement de la région à l’échelle nationale.  Le parc naturel est un outil de veille pour le développement territorial et visera également des objectifs en matière d’accessibilité de la région en transports publics et à la mise en place d’offres dans le domaine du tourisme doux.

  1. Montaubion

Entités positives : points de vue, architecture traditionnelle, anciennes terrasses de culture.

Entités négatives : techniques sylvicoles (monocultures, gros tas de bois, etc.), lignes à haute tension , densité des dessertes.

  1. Hermenches

Entités positives : vestiges de culture en terrasse, nombreux vergers, bâtiments anciens. Entités négatives : lignes à haute tension, antenne GSM.

  1. Les Cullayes – Servion

Entités positives : bonne mixité des constructions (traditionnelles et récentes), vallons boisés, quelques haies et bosquets, vergers hautes-tiges

Entités négatives : exploitation sylvicole intensive, zones industrielles aux alentours de Servion, ligne à haute tension.

  1. Corcelles-le-Jorat

Entités positives : paysage traditionnel très bien conservé, deux maisons de maître du XVIIIe siècle, cours d’eau boisés

Entités négatives : exploitation forestière importante (monoculture, déchets de coupe, densité de layons, etc.), quelques éléments de technique agricole intensifs (halle d’élevage, serres), ligne à haute tension.

  1. Le Mont-sur-Lausanne

Entités positives : plusieurs panoramas intéressants sur le Léman et le Jura, cordons boisés, chemins creux.

Entités négatives : équipement sportifs et de loisir (terrains de sport, pistes pour cavaliers), quartiers villas.

  1. Villars-Mendraz

Entités positives : mouilles et un étang, prairies extensives, les falaises de molasse.

Entités négatives : lignes à haute tension, antennes de télécommunication, techniques culturales.

  1. Froideville

Entités positives : éléments géomorphologiques (blocs erratiques), milieu humide en forêt, anciennes bornes en forêt.

Entités négatives : ligne à haute tension, antenne, captage d’eau, constructions modernes moins intégrées au paysage rural.

  1. Mézières

Entités positives : plusieurs cours d’eau naturels, cordons boisés dominés par les aulnes noirs, quelques haies vives et des prairies extensives.

Entités négatives : lignes à hautes tensions, les antennes GSM, une zone industrielle et un morcellement important du paysage par les routes.

  1. Mauvernay

Entités positives : très peu de bâti (bien intégré), plusieurs clairières , diversité accrue de structures naturelles et paysagères,

Entité négative : forte densité de dessertes morcelle le territoire.

  1. Cugy

Entités positives : clairières agricoles en terrasses, vallon de la Mèbre, vestiges de vergers .

Entités négatives : « nouveaux » quartiers d’habitations modernes, quelques zones industrielles, territoire largement bâti.

  1. Dommartin

Entités positives : plan d’eau dans le bois de Chavanne, points de vue, qualité du bâti

Entités négatives : techniques culturales modernes.

  1. Montheron

Entités positives : Abbaye de Montheron, éléments géomorphologiques (gorge du Talent, par exemple) et naturels (milieux humides, comme le bas-marais au sud des Saugealles).

Entité négative : morcellement du paysage par les dessertes.

  1. Ropraz

Entités positives : nombreux dégagements sur les Préalpes., belles haies et bouquets, Château d’Ussière.

Entités négatives : route de Berne, avec ses ouvrages et une ligne à haute tension.

  1. Montpreveyres

Entités positives : point le plus élevé du Jorat (929 m) et la dernière tourbière du massif (Montagne du Château), installée, plusieurs petites zones humides , aulnaies, belles vues.

Entités négatives : trafic de la route de Berne, exploitation forestière (monocultures), quelques constructions mal intégrées.

Animations pour les écoles

Afin de sensibiliser les écoliers à l’environnement forestier, deux animations ont été développées par l’association JUTAVAQ : « Les lutins découvrent la forêt » pour les 4-8 ans et « Les détectives en forêt » pour le 7-12 ans. Leurs sens ainsi que leurs compétences en tant qu’enquêteurs en herbe sont utilisés. Au premier semestre 2018, l’association a accueilli, avec l’aide de ses 11 animateurs, 45 classes, soit environ 900 enfants. L’an prochain, une offre destinée aux 12-15 ans sera proposée. Ces activités pour les écoles seront poursuivies et renforcées dans le cadre du futur parc naturel.

Les Enquêtes de Maëlys

Sur l’initiative de l’association JUTAVAQ, Christine Pompéï, auteure des petites livres pour enfants Les enquêtes de Maëlys, a été enthousiaste à écrire une histoire se déroulant dans le Jorat à la rencontre des Brigands du Jorat. Une journée d’inauguration avec Christine Pompéï a d’ailleurs eu lieu le 25 mai 2018, en collaboration avec les bibliothèques scolaires de Mézières et Froideville.

L’association a également pour ambition de baliser dès l’an prochain un sentier didactique permettant aux enfants de vivre grandeur nature l’expérience de leurs héros.

Etudes préliminaires

Durant 30 ans, des scientifiques ont récoltés des données sur le Jorat dans le cadre de l’étude Jorlog (géologie, végétation, faune, etc.). Aussi, une synthèse écologique du Jorat a été réalisée en 2009 par le bureau d’études Amaibach Sàrl où l’objectif était de faire un inventaire des données existantes. Il en est ressorti que beaucoup de données manquent sur le territoire joratois. Cependant, un manque de bois mort dans les forêts était déjà constaté.

Toutes les données recensées dans les études suisses sont disponibles sur le site d’Info Species, la base de données suisse des espèces.

Journées de la biodiversité 2017

Pour compléter le manque de données, il a été prévu dans le plan de gestion 2016-2019, d’organiser en 2017 des « journées de la biodiversité ». Durant la belle saison, une trentaine de naturalistes a parcouru le Jorat afin d’effectuer des relevés faunistiques et floristiques. Collectées en priorité dans le périmètre de la future zone centrale, ces données doivent servir de « point zéro », soit une référence pour le suivi scientifique de la zone investiguée dans la durée. Sur les 906 espèces recensées, seules 180 sont saproxyliques, c’est-à-dire liées au vieux bois ou au bois mort en décomposition (simple habitat ou source de nourriture). Près de 10% des espèces relevées figurent sur liste rouge et 20% sont saproxyliques. Ces résultats restent faibles car il y a environ 6’000 espèces saproxyliques présentes en Suisse. L’analyse de ces résultats a fait l’objet d’une publication scientifique en décembre 2018 dans le bulletin de la Société Vaudoise des Sciences Naturelles (voir la publication).

Buts de la zone centrale

La libre évolution des processus naturels dans la future zone centrale du parc naturel permettra de créer une mosaïque forestière avec des arbres de différents âges et surtout à différents états de décomposition. Le bois mort restera sur place, sa quantité augmentera au fil du temps ainsi que la biodiversité qui lui est associée. Une aire protégée a aussi pour but de favoriser l’existence d’un noyau de biodiversité qui va pouvoir réalimenter les zones avoisinantes via les réseaux écologiques, ce qui est attendu dans le cas du parc naturel périurbain du Jorat. La dynamique de la zone centrale va interagir avec les milieux exploités ainsi que les îlots de sénescence environnant et jouer un rôle fondamental dans le maintien et la survie de certaines espèces rares.

Quelle gestion de la biodiversité dans le futur parc naturel ?

  • Mise à jour de la carte phytosociologique
  • Quel monitoring de la zone centrale ?
  • Quel monitoring de la zone de transition par rapport à la zone centrale ?
  • Faut-il prendre des mesures préalables en zone centrale ?
  • Quel entretien des biotopes d’importance nationale en zone centrale ?
  • Quel monitoring des activités anthropiques en zone de transition ?

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