Etudes préliminaires

Durant 30 ans, des scientifiques ont récoltés des données sur le Jorat dans le cadre de l’étude Jorlog (géologie, végétation, faune, etc.). Aussi, une synthèse écologique du Jorat a été réalisée en 2009 par le bureau d’études Amaibach Sàrl où l’objectif était de faire un inventaire des données existantes. Il en est ressorti que beaucoup de données manquent sur le territoire joratois. Cependant, un manque de bois mort dans les forêts était déjà constaté.

Toutes les données recensées dans les études suisses sont disponibles sur le site d’Info Species, la base de données suisse des espèces.

Journées de la biodiversité 2017

Pour compléter le manque de données, il a été prévu dans le plan de gestion 2016-2019, d’organiser en 2017 des « journées de la biodiversité ». Durant la belle saison, une trentaine de naturalistes a parcouru le Jorat afin d’effectuer des relevés faunistiques et floristiques. Collectées en priorité dans le périmètre de la future zone centrale, ces données doivent servir de « point zéro », soit une référence pour le suivi scientifique de la zone investiguée dans la durée. Sur les 906 espèces recensées, seules 180 sont saproxyliques, c’est-à-dire liées au vieux bois ou au bois mort en décomposition (simple habitat ou source de nourriture). Près de 10% des espèces relevées figurent sur liste rouge et 20% sont saproxyliques. Ces résultats restent faibles car il y a environ 6’000 espèces saproxyliques présentes en Suisse. L’analyse de ces résultats est actuellement en cours et fera l’objet d’une publication scientifique à l’automne 2018 dans le bulletin de la Société Vaudoise des Sciences Naturelles.

Buts de la zone centrale

La libre évolution des processus naturels dans la future zone centrale du parc naturel permettra de créer une mosaïque forestière avec des arbres de différents âges et surtout à différents états de décomposition. Le bois mort restera sur place, sa quantité augmentera au fil du temps ainsi que la biodiversité qui lui est associée. Une aire protégée a aussi pour but de favoriser l’existence d’un noyau de biodiversité qui va pouvoir réalimenter les zones avoisinantes via les réseaux écologiques, ce qui est attendu dans le cas du parc naturel périurbain du Jorat. La dynamique de la zone centrale va interagir avec les milieux exploités ainsi que les îlots de sénescence environnant et jouer un rôle fondamental dans le maintien et la survie de certaines espèces rares.

Quelle gestion de la biodiversité dans le futur parc naturel ?

  • Mise à jour de la carte phytosociologique
  • Quel monitoring de la zone centrale ?
  • Quel monitoring de la zone de transition par rapport à la zone centrale ?
  • Faut-il prendre des mesures préalables en zone centrale ?
  • Quel entretien des biotopes d’importance nationale en zone centrale ?
  • Quel monitoring des activités anthropiques en zone de transition ?