Les étapes et origines du projet

Le dossier de candidature à la création d’un parc naturel périurbain a été déposé par le Canton de Vaud auprès de la Confédération en février 2015, avec l’accord formel des treize Municipalités membres de l’association Jorat, une terre à vivre au quotidien. Fin août 2015, les discussions se sont poursuivies avec l’OFEV pour aboutir, à l’automne, à un avis favorable de la Confédération pour la période 2016-2019.

Démarrage du projet

Début 2016, une convention programme a été signée par Mme Jacqueline de Quattro, cheffe du Département du territoire et de l’environnement, qui précise les montants alloués au projet de création d’un parc naturel périurbain par la Confédération, le Canton et les Communes. La signature de cette convention a permis l’engagement d’une équipe de projet chargée de concrétiser ce projet de parc naturel périurbain.

Début de la phase de création

La phase de création a débuté en 2016 avec l’engagement d’une petite équipe de projet.

Les priorités de l’équipe de projet sont rythmées par les objectifs du plan de gestion 2016-2019 et de ses fiches de projet d’une part, et par les indicateurs figurant dans la convention de subventionnement du Canton d’autre part.

Pour cette phase de concrétisation, les objectifs généraux sont les suivants:

  • Elaboration d’une charte et votation de celle-ci par les législatifs communaux d’ici à 2019
  • Elaboration et gestion de la gouvernance du projet et du futur parc
  • Définition des contours du futur parc, notamment des zones centrales et de transition
  • Promotion des patrimoines naturels et culturels
  • Valorisation durable et promotion régionale de la ressource bois
  • Développement de projets de recherche
  • Gestion des flux des visiteurs et développement d’un concept de portes et de mobilité du futur parc
  • Organisation d’événements publics et d’animations pour les enfants et les familles
  • Communication et promotion générale du projet auprès des publics cibles

Définition des contours du Parc

La définition des zones centrale et de transition sont la priorité du comité. En effet, le futur parc sera composé d’une réserve naturelle de 440 hectares, dite zone centrale, dans laquelle les activités de loisir et d’exploitation forestière seront limitées. Aux pourtours, la zone de transition accueillera les projets du parc en termes d’accueil du public, d’exploitation sylvicole ainsi que de valorisation du patrimoine culturel.

Points d’information des Communes membres

L’association effectue en 2017 une démarche d’information auprès des communes membres. Ces visites permettent un lien direct entre l’association et les exécutifs et législatifs communaux.

Les origines du projet de parc naturel du Jorat

La pierre fondatrice

Depuis 2008, à l’initiative du Musée de zoologie, les communes joratoises et le Service des forêts de la Ville de Lausanne ont proposé au public plusieurs expositions consacrées aux richesses de cet espace forestier. Ces événements ont permis de faire découvrir aux habitants de la région les multiples richesses de ce territoire et les ont sensibilisés à l’importance de garantir à long terme une utilisation équilibrée d’un patrimoine régional.

Dans la continuité de ces diverses présentations est née l’idée de créer une entité régionale sous forme d’association fédérant des propriétaires forestiers publics et privés afin de mettre en valeur ces patrimoines naturel et culturel.

Assemblée constitutive

L’association Jorat, une Terre à vivre au quotidien est officiellement constituée à Froideville le 9 mai 2012.

Aujourd’hui, le comité se réunit mensuellement. L’association est également composée de cinq commissions statutaires : Garantie territoriale – Scientifique et technique – Communication, éducation et relations publiques – Conciliation – Bois, économie et tourisme.

Identification des propriétaires

Une première opération a permis avec le concours du Registre foncier de disposer des données informatiques nécessaires afin de permettre d’identifier les propriétaires du massif forestier du Jorat.

Evaluation du potentiel écologique

En 2012, une étude mandatée par la direction générale de l’environnement (DGE) a été produite par le bureau d’étude Amaibach. Cette étude évalue le potentiel écologique pour la création de réserves forestières intégrales ou particulières dans le Jorat.

Sur la base de cette étude, le comité de l’association ainsi que les représentants de la Confédération (OFEV) et du Canton, soit les inspecteurs et gardes-forestiers de la région concernée et la conservatrice de la nature, se sont rencontrés afin de débattre du projet de parc naturel périurbain (PNP).

Visite du parc naturel périurbain du Sihlwald

En 2013, le comité s’est rendu à Zürich pour une visite du Parc naturel périurbain du Sihlwald. Cette visite a permis un large échange avec la direction de la Fondation en charge de ce parc. Citons également la très parlante visite des forêts dans lesquelles se trouvent la zone centrale du PNP et la zone de transition.

Visite des zones naturelles de référence

En 2013, M. Jérôme Pellet, biologiste et auteur de l’étude sur l’évaluation du potentiel écologique, emmène les membres du Comité de l’association sur les zones d’intérêt écologique de haute importance des forêts joratoises. On y découvre des espaces de reproduction d’espèces rares de papillons, des zones humides préservées ou encore des zones forestières de grande diversité.

Dépôt du dossier de candidature

En 2014, les treize Municipalités et le Canton donnent leur accord au dépôt du dossier de candidature.