Foire aux questions

Qu’est-ce qu’un parc naturel périurbain (PNP) ?

• Un parc d’importance nationale.
• Une zone réservée à la protection de la nature et du paysage ;
• Un territoire de nature sauvage à proximité d’une agglomération ;
• Un espace laissé à sa libre évolution, sans objectif de production, entouré d’une zone tampon ;
• Un outil pour faire de l’éducation, sensibilisation à l’environnement et de la promotion du patrimoine.

Quelles sont les missions d’un PNP ?

• Offrir à proximité d’une région très urbanisée un milieu naturel préservé pour la faune et la flore indigènes ;
• Offrir des activités de découverte de la nature au public dans un environnement de grande qualité ;
• Sensibiliser la population aux problématiques environnementales et proposer des offres d’éducation à l’environnement;
• Une zone de suivi de l’évolution de l’écosystème forestier.

Quelles sont les caractéristiques territoriales d’un PNP ?

Selon l’Ordonnance sur les Parcs d’importance nationale (OParcs), le périmètre total doit être composé d’une zone centrale et d’une zone de transition.
Caractéristiques principales de la zone centrale
• 4 km2 + 10% si la zone centrale est fractionnée ;
• Une zone protégée dévolue à la libre évolution des processus naturels ;
• Un accès réglementé : public toléré sur les cheminements et chiens tenus en laisse ;
• Pas d’exploitation agricole ou forestière ;
• Le projet de zone centrale est composé de propriétaires publics.
Caractéristiques principales de la zone de transition
• Se prête à l’accueil des visiteurs, à la gestion des flux et à la valorisation de la biodiversité et des activités ne portant pas préjudice à la zone centrale ;
• Une zone d’entretien des milieux naturels ou semi-naturels axée sur une sylviculture proche de la nature ;
• Un espace tampon entre la zone protégée et celles dévolues à des fins de production.

Quelles sont les contraintes liées à la zone centrale ?

Pour permettre la libre évolution des processus naturels, il est interdit dans la zone centrale (selon l’OParcs):
• De quitter les voies et chemins indiqués et d’amener des animaux, à l’exception des chiens tenus en laisse ;
• D’accéder avec un véhicule quel qu’il soit, à l’exception des véhicules non motorisés sur les itinéraires signalés ;
• De construire des bâtiments ou des installations et de procéder à des modifications de terrain ;
• D’exploiter les peuplements forestiers ;
• De pratiquer la chasse et la pêche à l’exception des espèces causant des dégâts considérables ;
• De prélever des roches, des minéraux et des fossiles, de cueillir des plantes et des champignons et de capturer des animaux.

Quelles sont les contraintes dans la zone de transition ?

• En matière de sylviculture, les modalités de gestion en zone de transition seront définies en 2018;
• En matière de loisirs, aucune activité ne sera interdite en zone de transition. Le développement d’activités sur ce territoire devra être réalisé en cohérence avec le Plan directeur forestier de la région centre, actuellement en consultation.

Quelle est l'origine du projet de parc naturel périurbain dans le Jorat ?

• Le projet est porté par l’association de communes Jorat, une terre à vivre au quotidien, créée en 2012 et regroupant les communes de Corcelles-le-Jorat, Cugy, Epalinges, Froideville, Hermenches, Jorat-Menthue, Jorat-Mézières, Lausanne, Montilliez, Montpreveyres, Le Mont-sur-Lausanne, Ropraz et Servion ;
• Les municipalités de ces 13 communes ont confirmé leur engagement en 2014 d’évaluer durant quatre ans les opportunités et risques d’un tel projet, d’en préciser les contours et la surface effective concernée.

Pourquoi un PNP dans le Jorat ?

• Pour conserver un patrimoine naturel encore préservé dans une région de plus en plus urbanisée et lui permettre de retrouver une dynamique naturelle ;
• Pour permettre à la population de découvrir un espace de nature sauvage à proximité de la ville ;
• Pour mettre en place une maîtrise concertée et coordonnée des pressions grandissantes qui s’exercent sur le territoire grâce à une structure intercommunale ;
• Pour mieux gérer les activités de sports et loisirs entre elles et en fonction des autres usages (coordination) ;
• Concilier, hors de la réserve forestière naturelle, une exploitation des bois respectueuse de la nature et permettre la promotion de bois de qualité à l’échelle régionale.

De quels atouts territoriaux dispose-t-on dans le Jorat ?

• Un territoire en grande partie en mains publiques ;
• Un nombre limité de propriétaires et de communes ;
• La Ville de Lausanne et l’Etat de Vaud sont prêts à allouer 80 % des 440 hectares requis pour la zone centrale ;
• Une affectation au titre de zone de parc déjà prévue dans le plan directeur cantonal ;
• Un projet de parc naturel est prévu par le Plan Directeur forestier de la région Centre ;
• Un territoire d’étendue suffisante (4 000 ha) permettant de concilier des zones de productions et des zones dévolues à la protection de la nature.

Quelles sont les étapes du projet ?

Candidature au label de Candidat parc naturel périurbain en janvier 2015
• 2014 : accord des 13 municipalité et du Canton pour le dépôt du dossier de candidature pour la création du parc naturel périurbain du Jorat ;
• 2015 : étude du dossier par Confédération (OFEV) et avis favorable ;
• 2016 : convention programme 2016-2019 signée par Jacqueline de Quattro.

Phase de création / 2016-2019
• Déterminer les périmètres du parc ;
• Assurer leur retranscription dans les documents d’affectation ;
• Mettre en œuvre les projets prévus pour cette phase et définir le programme à mettre en œuvre dès 2020 ;
• Etablir et soumettre une charte aux Conseils communaux et généraux pour l’engagement des communes dès 2020 ;
• Déposer auprès de l’OFEV la charte validée et requérir l’obtention du label « Parc naturel périurbain ».

À quels moments les communes s'engagent-elles ?

• Décision des Municipalités pour la demande à l’OFEV (septembre 2014) ;
• Adoption de la charte par les Conseils Communaux et Généraux (2019).

Quels projets pour construire le Parc naturel du Jorat ?

Un plan de gestion 2016-2019 aborde les thématiques suivantes :
Biodiversité et paysage
• Complément des données écologiques du massif forestier par des relevés de terrain et élaboration d’une stratégie de conservation des espèces ;
• Analyse du paysage des 13 communes membre de l’association Jorat, une terre à vivre au quotidien en collaboration avec les habitants.

Sensibilisation, éducation et découverte
• Développement d’un concept de sensibilisation, éducation à l’environnement et découverte du patrimoine ;
• Développement d’un programme annuel d’activités de découverte de la nature gratuites et ouvertes à tous en collaboration avec les partenaires régionaux ;
• Renforcement de l’accessibilité au futur parc naturel en transports publics et de la cohérence régionale des itinéraires de mobilités douce et équestre à l’intérieur du massif forestier ;
• Evaluation des potentielles zones d’accueil du futur parc nature.

Recherche
• Collaboration avec les pôles scientifiques régionaux pour le développement d’un programme de recherche multidisciplinaire pour la période 2020-2029.

Renforcement de l’économie locale
• Collaboration avec les acteurs du bois pour le développement de projets de renforcement de la filière joratoise ;
• Etude des enjeux et opportunités du parc naturel pour l’agriculture.

Comment le financement sera-t-il structuré ?

Phase de création / 2016-2019
• Confédération, 50% ;
• Canton, 25% ;
• Communes et autres bailleurs de fonds, 25%.

Phase de gestion / dès 2020
• Planifications financières quadriennales ;
• Selon un principe de cofinancement entre la Confédération, le Canton et les communes ;
• Les montants financiers provenant des communes, des sponsors/donateurs/partenaires et des éventuelles recettes d’exploitation doivent représenter au moins 20% du budget ;
• La contribution du Canton, selon la LVOParcs, peut se monter jusqu’à un tiers des frais de fonctionnement du parc.;
• La participation de la Confédération est alloué en fonction du nombre de parcs en Suisse au moment du dépôt de la demande et de la qualité des projets soumis par les parcs.

Quel avenir pour la production de bois, d’eau et d’énergie ?

• La possibilité de concilier, hors de la zone centrale, une exploitation des bois respectueuse de la nature et permettant la promotion de bois de qualité pour une utilisation aussi locale que possible ;
• La possibilité d’optimiser l’exploitation du bois dans les zones les plus rentable et en collaboration avec les propriétaires privés ;
• La production d’eau est une priorité dont le projet de parc naturel périurbain tiendra compte dans son implantation. L’accès au captage et leur entretien est garanti ;
• Les projets énergétiques durables, priorité de notre société, peuvent prendre place sur le territoire joratois à l’extérieur de la zone centrale du parc.

Qu’en est-il des relations avec les groupes d’intérêt ? Sont-ils informés ?
  • Les principaux groupes d’intérêt participent aux discussions du projet dans le cadre des commissions statutaires (Qui sommes-nous ?) ;
  • Une démarche participative ouverte à tous les habitants a permis une information large et la prise en compte de remarques complémentaires dans l’élaboration du projet du Parc naturel du Jorat.
Quel est l’intérêt de créer une grande réserve forestière naturelle ?

• Assurer la préservation d’espèces sur le déclin dans les forêts de plaine, notamment les espèces liées aux vieilles forêts sans intervention et dépendantes de vieux arbres ou de bois mort. Ces espèces – comme les amphibiens, de nombreux champignons ou les pics – représentent environ 25% du total de la faune et de la flore forestières et sont indispensables au cycle naturel de la forêt ;
• Permettre aux communes engagées de participer aux objectifs de la politique forestière cantonale, soit la mise en réserve de 10% des surfaces forestières vaudoises d’ici à 2030 et de créer une grande réserve forestière sur le Plateau ;
• Regrouper les peuplements à mettre en réserve dans un seul périmètre et de permettre aux autres massifs, soit près du 90% des bois du Jorat, d’être exploités de manière multifonctionnelle en y poursuivant la récolte des bois.

Dans quelles mesures les communes sont-elles investies dans le développement du projet ?

• En 2014, par la décision écrite de leur Municipalité de s’engager dans la phase d’étude du projet de parc naturel (2016-2019) ;
• Par la représentation de 7 communes membre au sein du comité de l’association, qui est en charge des décisions stratégiques liées au projet ;
• Par une collaboration régulière avec les 13 Municipalités sur la mise en œuvre du plan de gestion 2016-2019 ;
• En 2018, par la mise en consultation du projet de charte auprès des Municipalités ;
• En 2019, via la délibération des conseil généraux ou communaux des communes territorialement concernées sur l’adoption de la charte et l’adoption du programme de gestion (art. 6 al.1 LVOParcs).

Qu’advient-il du projet si une ou plusieurs communes le refusent ?

L’association porteuse du projet évaluera si elle souhaite adapter le projet au regard des positions des communes ou l’abandonner.

Quel avenir pour la Route des Paysans et le Chemin des Pierres ?

• La route des paysans ne va connaître aucune modification de statut ;
• La volonté de l’association porteuse du projet de parc est de conserver la circulation sur le Chemin des Pierres. Sa gestion et son éventuel changement de statut dépendent des décisions communales et cantonales en la matière.