Sylviculture et agriculture

Les familles qui vivent dans le Jorat depuis plusieurs générations sont pour la plupart agricoles. Elles ont toujours eu un rapport très proche avec la forêt puisque celle-ci leur donnait les ressources pour le bois de chauffe ou pour la construction. Les agriculteurs rappellent volontiers que leur ferme a été construite avec le bois du Jorat et ne s’imaginent pas la construire avec un matériau venu d’ailleurs.

Sylviculture

Jusqu’au XVIIIe siècle, la forêt fut souvent vouée à une récolte désorganisée, chacun allant librement prélever combustible et bois de construction. Dès le XVIIe siècle, les développements urbain et industriel provoquèrent une surexploitation des forêts et la crainte de manquer de bois fit son apparition. Le bon rendement de l’épicéa favorisa sa plantation systématique dans le Jorat de 1883 à 1905. De nombreux terrains furent drainés et asséchés pour augmenter les surfaces sylvicoles.

L’application d’une sylviculture proche de la nature a permis ces 25 dernières années un rajeunissement et une diversification des milieux et des paysages de la forêt joratoise. Les parcelles bénéficiant de ce mode de gestion sont actuellement constituées d’une mosaïque de petits peuplements d’âges et d’essences variés. L’essence dominante est toutefois encore l’épicéa (env. 50%), suivi du sapin (env. 25%) et du hêtre (env. 15%).  Aujourd’hui, les anciennes plantations d’épicéas tendent à disparaître au profit d’essences dites de station et la sylviculture proche de la nature redonne vie à une certaine biodiversité qui avait fortement diminué dans les forêts sombres d’épicéas alignés.

Agriculture

L’agriculture joratoise est située à une altitude d’environ 800 m. Il s’agit d’une région agricole intermédiaire à mi-chemin entre l’agriculture de montagne du Jura ou des Alpes, caractérisée par la production herbagère et l’élevage d’une part, et l’agriculture des plaines du Plateau suisse présentant de conditions favorables aux grandes cultures, et aux cultures spéciales (maraichage, arboricultures, viticulture etc.) d’autre part. La région du Jorat se caractérise donc par une forte présence d’herbages mais aussi de terres ouvertes permettant des mises en cultures variées malgré l’altitude.

Diagnostic de la ressource bois dans le Jorat

L’association JUTAVAQ a mandaté le bureau de génie forestier Xylon SA. Les buts de l’étude étaient d’une part de faire un diagnostic de la ressource bois dans le massif forestier joratois d’aujourd’hui et des pertes de production qu’engendreraient une réserve forestière telle que celle de la zone centrale du Parc naturel du Jorat. D’autre part…

Le PNP Jorat : enjeux et opportunité pour l'agriculture

Le but de ce projet de recherche mené par l’Unil est de proposer un état des lieux de l’agriculture des 13 communes membres de l’association Jorat, une terre à vivre au quotidien (JUTAVAQ) ainsi que des propositions concrètes pour un projet agricole dans le cadre du futur parc naturel périurbain du Jorat