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Avant que l’exploration des territoires sauvages de Sibérie ne m’amène à la photographie, je suis naturaliste.

En Suisse, j’ai débuté comme animateur dans les marais de la Grande-Cariçaie pour ensuite accoster à la Maison de la Rivière à Tolochenaz. Dans les forêts du Jorat, seul en tant que photographe ou avec un groupe comme animateur, j’aime arpenter les sous-bois du plus grand massif forestier du Plateau. J’apprécie particulièrement partager mon enthousiasme et mes connaissances avec un public varié afin de lui faire prendre conscience de la richesse et de la fragilité de la biodiversité.

Selon moi, avec la création du parc, on permettra, grâce à une gestion écologique de tout ce territoire, une arrivée dans la nature progressive, par transitions toutes en nuances, presque sans le savoir. Et il créera ainsi les conditions générales à partir desquelles la nature se trouvera protégée et donnera le goût de l’étude de celle-ci

Interview de Yann Laubscher

Quel est votre lien avec la forêt du Jorat ?

Déjà petit, j’aimais me rendre dans ce grand massif forestier avec les scouts. Et maintenant, que ce soit seul en tant que photographe ou avec un groupe comme animateur, c’est à chaque fois une nouvelle expérience !

Qu’est-ce qui vous frappe dans cette forêt ?

Ce qui me frappe, c’est la taille de cette forêt et la variété de ses paysages. Sur le Plateau, c’est remarquable ! Une balade dans le Jorat, c’est se sortir de son quotidien et changer de rythme. On peut y trouver une biodiversité riche, mais également fragile.

Selon vous, quels seraient les avantages de la création du parc naturel du Jorat ?

Le projet du parc naturel du Jorat permettrait, grâce à une gestion écologique de tout ce territoire, un retour progressif à une nature plus authentique, par des transitions toutes en nuances, presque sans qu’on s’en rende compte. En veillant à mêler et conserver patrimoine naturel et culturel, ce parc naturel créera les conditions générales à partir desquelles la nature se trouvera protégée et suscitera davantage l’envie d’en savoir plus sur sa dynamique naturelle.

Yann Laubscher